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contact : 05 16 34 53 44

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Nous sommes à la recherche d’une/un service civique à partir de septembre 2017.

Si vous aimez les micro-éditions, la communication, envoyez-nous cv et lettre de motivation sur recrutement@fanzino.org

service civique

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APPEL À FANZINES! APPEL À FANZINES! APPEL À FANZINES!
Nous constituons une collection de fanzines autour du paysage. Les fanzines seront montrés au ZINEFEST#4 organisé par Disparate à Bordeaux du 5 au 9 juillet puis ils seront conservés et bichonnés à la Fanzinothèque. Envoyez-nous vos ouvrages à la Fanzinothèque Moderne,158 Grand’rue, Poitiers. En vous remerciant.

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_PROPOSITION 15 / SUR UNE INVITATION DE TRANSAT

_TE SOUVIENS-TU DE DEMAIN ? / FRED LE CHEVALIER

_DU 24 JUIN AU 29 JUILLET

_VERNISSAGE LE 24 JUIN À PARTIR DE 18H

_LA FANZINOTHÈQUE MODERNE

 

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Te souviens-tu de demain ?

Fred Le Chevalier

Mes années quatre vingt étaient plutôt dix en fait. En 8.0 j’ avais sept ans, ça fait jeune pour s’en réclamer mais comme on regarde toujours derrière, s’inspire de ce qui résonne encore d’avant on était à cheval sur les décennies.

C’était pareil, tout pareil, il y avait de bombes, des guerres, de la musique, de l’amour et de la haine, de quoi transcender et s’émerveiller.

C’était pareil sauf qu’ici en France on avait inventé l’ordinateur sans le net. On avait le minitel pour gagner des quizz, fantasmer tactile, rêver dress ou romance, ulla elle même le sait mais pas le net, les selfies, on ne voulait pas devenir artistes sans rien faire, toucher ni ressentir.

C’était pareil sauf que nos téléphones restaient à la maison suspendus à un fil et que nous marchions en regardant le ciel et pas la paume de nos mains. Appeler dans sa ville coûtait un peu, dans sa région pas mal, en dehors les yeux.

La plupart de nos semblables avaient la peau blanche comme vierge, pas d’encre à profusion, dans les parties invisibles parfois et c’était une ligne rouge de franchie.

On s’écrivait , tu sais ce truc, écrire… sans clavier . On s’écrivait avec un stylo qui tache les mains un peu, fait mal si on est bavard. On posait des mots sur une feuille qu’on pliait en deux, quatre, six, huit, parfois un objet en plus à l’intérieur, une enveloppe qu’on pouvait même dessiner. Quand on avait l’âge de n’avoir l’argent que de poches ou de poches vides on passait les timbres à la colle ou au citron, couche protectrice , carapace,le cachet de la poste filait doux sous eau chaude ensuite. Quand le postier était sympa il crayonnait le forfait identifié, pour d’autres des amendes.

Ah oui, c’est qu’on écrivait beaucoup. On aimait çi ou ça, le dessin, le punk californien, le hardcore new yorkais, la bande dessinée ou la oi ! Anglaise, on se cherchait, se trouvait, se connectait par petits ilots d’identité réclamée, causes ralliées à droite à gauche partout en France. On était de petites poignées disséminés sur l’hexagone et on s’écrivait. On tapait à la machine nos listes de disques, achetés par correspondance pour la plupart et échangeait des cassettes au son souvent lamentable, par dessus les lignes de basse il y avait une ligne de souffle.

On fabriquait des jaquettes ou photocopiait les vraies, sur chargées de dessins, de lettrages, de photos de plus en plus grisées au fur et à mesure qu’elles avaient circulé.

Par la poste, qui était alors un service public arrivant globalement à transporter des objets sans disparition ni surtaxe d’un point A à un point B, voyageaient les fanzines, ils voyagent encore paraît il. Un fanzine c’était une machine à écrire pour du texte, interviews, chroniques, photos prises ou volées, ça parlait de tout et n’importe quoi . Intervenaient des ciseaux, de la colle, arty pour certains, bruts pour d’autres, photocopiés pour presque tous, imprimés pour une poignée d’on a faim et d’autres.

On y donnait la parole, s’invectivaient, faisaient circuler des mythes, des légendes urbaines, tout, n’importe quoi, lentement, patiemment avec des bouts d’enthousiasme, d’excès , de générosité.

Avant c’était pas mieux, c’était pas pire, c’était juste différent, on faisait des ronds dans l’eau, on partageait ce qui nous faisait briller les yeux. C’était peut être seulement l’époque d’avant celle où l’on devait se pailleter pour exister.

 

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_PROPOSITION 14

_ MARQUES / LILAS
_DU 23 MAI AU 17 JUIN
_VERNISSAGE LE 23 MAI À PARTIR DE 18H
_LA FANZINOTHÈQUE MODERNE

 

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Une exposition de Lilas à l’occasion de la sortie de son livre MARQUES chez United Dead Artists.

Lilas dessine des affiches pour les scènes obscures, illustre des pochettes de disques, participe à divers fanzines et revues.
Elle publie en collectif dans plusieurs maisons d’édition indépendantes comme « L’Association », « Arbitraire » ou dernièrement son « Borrut popotte » chez « Le Dernier cri » avec Matt Konture. MARQUES est sa première monographie noire de noire dans laquelle se déversent les mauvais rêves et les peurs ancestrales à coups de créatures anthropomorphes surgies des bois sombres.

MARQUES

Viscères Noires dans un bois sombre
76 pages noir et blanc
Dos carré cousu
16×23,5 cm
10 euros

http://lalilas.over-blog.com/

http://www.uniteddeadartists.com/

 

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SITE EN PERSPECTIVE DE RECONSTRUCTION 

Dans l’attente d’un nouveau site qui ne tardera guère, nous ne tenons plus rigoureusement celui-ci à jour. Pardon pour les désagréments occasionnés.


fanzino(at)fanzino.org

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